La communication non violente en entreprise

Vous avez parfois le sentiment que la communication ne passe plus avec votre N+1 ? Peut-être aussi la sensation d’exaspérer vos collaborateurs qui ne vous écoutent plus ? Ou vous avez peut-être déjà vécu des réunions où les esprits s’échauffent ?

C’est normal, les conflits font partie de notre quotidien. Qui plus est, au sein de l’environnement parfois stressant en entreprise. Les périodes de crise n’arrangeant rien…

La plupart du temps ses tensions sont liées tout simplement à une mauvaise communication, voir pas de communication du tout ! Alors avant d’en venir au point de rupture, on parle ici de communication non violente.

C’est un outil fabuleux et puissant. Il peut-être enseigné aussi bien en entreprise que dans votre cercle privé, en couple, en famille, avec vos amis…

En voici un petit mode d’emploi à l’usage des débutants.

Pourquoi la communication non-violente?

Vous êtes vous déjà posé la question du temps et d’énergie que vous perdez dans les tensions, les conflits ? Soyez honnêtes avec vous et admettez qu’il s’agit souvent de détails ? Voir de tous petits détails ?

Et très souvent la communication s’emballe et devient violente.
La colère monte. Et on finit par se jeter des horreurs à tour de rôle, des paroles blessantes qu’on l’on regrette parfois.

Et ces paroles peuvent faire mal, voir très mal.

Les paroles blessantes sont comme des clous que l’on enfonce dans une planche de bois: on aura beau retiré le clou après, il restera pour toujours une trace.

Même si elles sont prononcées, malheureusement, les excuses ne répareront donc jamais la dispute qui a eu lieu.

Dans une communication violente, nous avons parfois tous tendance à émettre un jugement et nous avons souvent l’impression que nous avons raison.

Le jugement est perçu comme une menace de la part de votre interlocuteur. Il se met sur la défensive. Et c’est le clash.

Quitter l’éternel duel de cowboy qui finira mal

Et très souvent, c’est notre égo qui prend le relai pour quémander en secret de la reconnaissance de notre pouvoir. Mais la communication est tout sauf un rapport de force.

J’ai toujours travaillé dans un milieu plutôt masculin, j’ai donc échappé, en tant que femme, aux « crêpages de chignons ». Mais également aux poignées de mains un peu rudes…

Et j’ai pu observer un bon nombre de comportements différents…lors de réunions sur chantier parfois musclées. Cette observation a affuté ma communication au fil des années.

Je vous assure qu’il est bien possible d’exprimer ses besoins sans porter de jugements, sans hausser le ton et sans manquer de respect, ni même blesser l’autre.

L’idée au contraire est de communiquer avec bienveillanceempathie et en pratiquant l’écoute active. Et laisser place à la communication non violente.

Ce n’est pas non plus l’idée de vivre dans un monde édulcoré, soyons lucides.

L’idée, c’est d’évoluer vers un mieux-vivre en entreprise accessible à tous, influencent forcément la performance.

Les 4 règles d’or de la communication non violente

Pour commencer, si vous avez tendance à monter très vite dans les tours.

Je vous conseille de vous poser la question : « Est-ce que ça vaut la peine de perdre mon temps et mon énergie et d’entrer en conflit pour ça ? ».

Puis, respirez un bon coup – J’insiste sur la respiration car c’est un outil précieux pour évacuer vos tensions –

Quand la colère monte

Il est même préférable si besoin de quitter la pièce quelques instants. Vous pourrez ensuite passer aux étapes suivantes.

Au contraire, si, comme moi, vous êtes plutôt maître dans l’art du self contrôle mais à forte tendance « cocote minute ». C’est à dire que la pression monte petit à petit pour d’un coup… exploser!

Pensez à vous exprimer à chaque fois sans risquer de blesser ou un conflit. Cela permettra de détendre toutes les tensions « de fond ».

Passons maintenant aux 4 règles de d’or. Il s’agit de 4 lettres.

O.S.B.D
pour Obersvervation, Sentiment, Besoin, Demande.

Le bonhomme OSBD

La communication non-violente : mode d’emploi

O comme OBSERVATION (La tête pour observer)

Avant de monter dans les décibels, observez la situation le plus objectivement possible et surtout, sans porter de jugement sur l’autre. La critique et l’accusation ne feront que créer des tensions. Tenez-vous en aux faits. Qu’est-ce qu’il s’est réellement passé ? Qu’avait-on convenu?

Votre collaborateur/trice d’habitude plutôt fiable devait vous rendre un dossier pour aujourd’hui et ne l’a pas fini… tout ça sans vous prévenir... bien sûr pour vous c’est très énervant surtout si le client s’impatiente...

S comme SENTIMENT (Le cœur pour s’exprimer)

Interrogez-vous sur ce que vous ressentez. Colère, tristesse, peur, frustration, inquiétude… Exprimez vos émotions simplement et calmement à l’autre sans l’accuser ou interpréter son comportement. Utilisez le « je » car vous exprimez votre ressenti personnel ou lieu du « tu » qui viendra juger et évaluer l’autre.

Au lieu d’un (plutôt courtois!):
« Tu te moques de moi, tu n’es vraiment pas fiable et mauvais… »

Essayer plutôt :
Je constate que tu n’as pas fini le dossier à la date que nous avions convenue et tu ne m’a pas prévenu.e. Je suis vraiment dans l’incompréhension face à ça, je suis en colère et déçu.e car notre client est important et compte sur nous.

B comme BESOIN (Les organes pour fonctionner)

Si vous réagissez de façon excessive à une situation donnée, c’est souvent parce qu’elle vient toucher inconsciemment des zones sensibles. Il peut s’agir de besoins, valeurs ou peurs qu’il faudra identifier.

Au lieu de recourir à des stratégies d’intimidation, de menace ou bien pire encore de chantage, exprimer clairement vos besoins :

J’ai besoin d’être réellement rassuré.e et de savoir que je peux avoir confiance en toi. J’ai besoin que nous soyons perçus comme des professionnels fiables.

D comme DEMANDE (Les jambes pour avancer)

Vous formulez votre demande de façon ouverte et positive, sans exigence.

Que t‘est-il arrivé ? Qu’est-ce que tu proposes pour rattraper au plus vite cette situation? Comment à l’avenir peut-on éviter de se retrouver de nouveau cette situation?

L’autre écoute, exprime ce qu’il a compris ainsi que ses propres attentes, selon la même méthode. Chacun écoute attentivement et avec bienveillance les arguments de l’autre. Le but est de trouver des solutions ensemble afin d’améliorer la situation pour tous les 2.

Vous découvrirez peut-être que vous vous étiez mal compris. Ou bien qu’il a y eu une urgence sur un dossier mettant votre collaborateur/trice en réelle difficulté. Ou encore qu’il ou elle a des problèmes privés très déstabilisants.

Pour aller plus loin !

La communication non violente peut réellement vous apporter apaisement et sérénité à vous et votre entourage. Et surtout une loyauté de vos pairs et collaborateurs et une réelle position de leader naturel.

Evidemment, il faudra travailler tout d’abord sur votre self-control pour appliquer la méthode. S’affirmer ne signifie pas crier et crier n’est pas le meilleur moyen de se faire entendre.

Les différentes émotions (Wikipédia)



Il faudra aussi apprendre à connaître vos émotions, vos peurs et vos besoins. Les besoins primaires que nous partagions tous peuvent être résumés sous la pyramide des besoin de Maslow.

Et nos peurs communes en découlent.

Les 5 peurs communes découlent de la pyramide des besoins.

Le principe de la communication non violente a été inventé par Marshall B. Rosenberg, docteur en psychologie. Il s’est inspiré entre autres de la philosophie de Gandhi et des travaux de Carl Rogers sur l’empathie.

Il est également l’auteur de plusieurs livres dont le désormais célèbre
« Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) ».

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