Le bain de forêt, une pratique venue du Japon pour trouver sa voie (Shinrin-Yoku)

Trouver sa voie professionnelle est un véritable chemin vers soi, mais entre doutes et inquiétudes: ça ressemble parfois à un parcours d’obstacles! Quand j’ai découvert le bain de forêt, ce fut une évidence pour moi. C’est en me reconnectant à la nature que je me suis reliée à ma (vraie) nature. Je vous raconte ici ce qui m’a amenée à cheminer jusqu’à devenir guide de bain de forêt!

Un bain de forêt? Oui, vous avez bien lu ! 

C’est lors d’un voyage au Japon que j’ai découvert cette pratique. J’ai d’abord été surprise de l’association de ces deux mots « bain » et « forêt ». Comment peut-on se baigner dans une forêt? Ce n’est pas simplement pas le fait faire une balade en forêt?

Mais il ne suffit pas d’aller se promener en forêt pour prétendre avoir pris « un bain de forêt ». Tout du moins, pas selon les pratiques décrites par les Japonais.

Là-bas, c’est l’art du « Shinrin-yoku » (littéralement « Prendre l’atmosphère de la Forêt »). Un bain de forêt est une pratique en pleine conscience de connexion avec la nature, et, ce, grâce à nos 5 sens.
(En réalité, nous y travaillons aussi notre 6e sens: la proprioception.)

C’est une pratique qui peut apporter une réelle transformation dans votre « état intérieur », vos relations et votre santé. Le bain de forêt venait tout juste de piquer ma curiosité…

C’est décidé, je me lance!

Cela faisait des années que je rêvais de créer mon activité et je n’avais jamais pris le temps de m’écouter. Mon travail de direction d’un service technique dans la construction immobilière était stimulant intellectuellement, mais, il y a avait un problème… Il ne faisait plus du tout sens pour moi!

J’ai peu à peu appris à mettre mes doutes de côté. J’ai chassé mes inquiétudes sur les enjeux financiers et le fait de devoir « tout recommencer ». Je n’étais pas seule et j’ai appris à m’entourer selon mes besoins pour traverser ça.

Alors c’est après un an après mon voyage au Japon, et plus de 10ans de début de carrière que je me lance (enfin): je quitte le salariat pour monter mon propre projet! J’avais envie d’une activité indépendante pour laquelle j’apporterai un impact positif… mais sans réellement savoir exactement quoi faire!

J’ai d’abord pris le temps de la réflexion pour moi au cours duquel j’ai notamment commencé la rédaction de mon blog.

Cela m’a permis de commencer à construire la prochaine étape: ce que je voulais vraiment faire pour ma nouvelle activité professionnelle.

Trouver sa voie, pas à pas

J’ai commencé à rédiger des articles autour de ce qui m’animait: la reconnexion avec la nature, des modes de vie éthiques et durables, des métiers de demain et des nouveaux modes de fonctionnement en entreprise.

Et puis, j’ai appris énormément sur moi. 
Depuis des années, je suis férue de développement personnel. J’aime beaucoup les pratiques physiques qui poussent à l’introspection comme la médiation ou le yoga. Cela me permet d’avoir les idées plus claires et d’être plus « centrée ».

Alors ma curiosité m’a poussée à me lancer à passer à l’action et à tester le bain de forêt. 

C’est pas à pas que j’ai débuté. J’ai tout simplement testé le bain de forêt au plus proche de chez moi: le bois de Vincennes!
Souvent, on croit qu’il faut faire de grandes choses ou avoir beaucoup d’argent pour lancer son entreprise. On peut tout aussi bien commencer par soi, demain et ici.

J’y ai d’abord invité des amis et proches, puis de parfaits inconnus en créant un groupe Meetup . J’ai ensuite organisé des dizaines de séances à la fin desquelles les ressentis des participants étaient plutôt unanimes: sensation d’apaisement et d’être plus « aligné.e ».

Ce que le bain de forêt m’a apporté

J’ai alors voulu aller plus loin et en savoir plus sur les réels bienfaits de cette pratique. Tout le savoir est aujourd’hui à notre portée très facilement: internet, livres, films.

Ce que j’ai découvert m’a étonnée. Au-delà de l’apaisement et du bien-être que l’on peut facilement imaginer ressentir en forêt, le Shinrin-yoku apporte de nombreux bénéfices prouvés scientifiquement.

Voici ce que les études ont révélé : le bain de forêt va agir principalement sur le taux dans le sang de cortisol, l’hormone du stress. Et, ce, grâce notamment aux phytoncides (molécules sécrétées par les arbres pour se défendre contre les bactéries). Grosso modo, c’est le même effet que peut nous procurer rapidement l’odeur des sapins de Noël !

Les résultats sont impressionnants: moins de stress, une concentration plus élevée et une immunité renforcée. Cette pratique permet aussi d’apaiser les relations en réduisant par exemple l’agressivité. Nous sommes plus à l’écoute de nous-mêmes et des autres. Au Japon, le bain de forêt est désormais une pratique thérapeutique qui peut même vous être prescrite sous ordonnance!

J’ai surtout remarqué, dans mon cas et avec les personnes que j’ai accompagnées, qu’il était plus facile d’accéder à un état d’introspection. En effet, en pleine nature, les pensées s’effacent, ce que j’appelle « les petites voix dans la tête ». Et cela donne accès à tout le reste: soi-même.

Pendant les séances, on est donc plus facilement, naturel et authentique. C’est un moment idéal pour (re)trouver ce qui fait sens pour nous. C’est une sensation de bien-être et de présence à soi : c’est dans ces moments que nos (bonnes) idées fusent!

Le bain de forêt pour trouver sa voie

Si vous me demandez : « Est-ce que je vais trouver ma voie simplement en pratiquant le bain de forêt? ». Je vous répondrai « Non ».

Poser sa dem’ et sépanouir dans une autre activité demande aussi de la réflexion et de l’analyse...et une bonne dose d’énergie! Cette énergie que vous apporte facilement le plaisir d’être vous-même.

Cela demande aussi de la rigueur dans son cheminement que l’on peut obtenir en étant accompagné.e (ou avec une bonne autodiscipline!).

Mais le bain de forêt est, selon moi, un formidable outil pour retrouver la part de soi « oubliée ». Sa spontanéité, sa créativité, son imagination et son savoir-être. Être là, tout simplement, attentif à l’instant présent.

C’est aussi pour moi un moment idéal pour recréer ce lien à la nature. Ce lien est encore très peu cultivé malheureusement dans nos villes (qui concentrent plutôt le bruit et le gris!). Pourtant les villes sont de véritables atouts pour la culture, l’innovation et les relations sociales. Je suis moi-même une heureuse citadine.

C’est pourquoi ce qui me tient le plus à coeur au quotidien, c’est de partager mon expérience et de permettre aux citadins de se reconnecter avec la nature. 

Oser révéler sa vraie nature

En 2020, j’ai alors franchi le pas pour devenir officiellement guide de bain de forêt. Je suis partie quelques jours en immersion au coeur de la forêt de Brocéliande pour y apprendre les techniques de cette thérapie.

Ce qui me plait dans le Shinrin-yoku, c’est qu’il est différent de la sylvothérapie (thérapie par les arbres). Car il va plus loin et y inclut une palette d’exercices très variés. C’est un mélange jeux de développement personnel, intelligence collective, travail de l’assertivité, méditation guidée, techniques de respiration… Bref, c’est un univers complet et propre à chaque guide de bain de forêt.

Ce parcours me permet aujourd’hui d’être authentique et d’aller vers un avenir qui me plait et me ressemble. Et en prime, je pratique le bain de forêt qui me permet personnellement de rester concentrée sur mes objectifs.

Aujourd’hui, j’en suis encore au début de cette aventure... Mais une chose est sûre, elle m’aura permis de trouver ma voie !

Faire un petit pas 

Si cet article a fait écho en vous (et avant de vous lancer dans un câlin avec un arbre!), je vous invite à faire ce petit exercice d’initiation très simple dans la forêt ou le bois le plus proche:

  • Trouver un chemin plat (moins d’1km suffit)
  • Adopter une marche plutôt lente et silencieuse (environ 2,5km/h soit quasiment 2 fois moins rapide qu’une marche « normale »)
  • Et porter votre attention sur le mouvement. Le mouvement de votre propre corps, le contact de vos pieds sur le sol, et le mouvement autour de vous. (animaux, vent, feuilles, insectes)
  • Et essayer de faire cela pendant 20min et d’être, à ce moment, dans l’instant présent. 

Mais attention, tout ce qui compte dans le Shinrin-yoku: c’est le jeu.
Il n’y a pas d’enjeu!

Un dernier petit conseil: c’est votre moment, celui que vous vous accordez: appropriez-le-vous et faites-en ce que vous voulez ! 

Pour aller plus loin, 

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Je me présente, je suis Cécile Fondatrice de Good Living Concept. J'aide les individus en quête de sens à se reconnecter à leur vraie nature via la nature pour mieux gérer leur quotidien et leur parcours professionnel.

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